poissons

Vous n'êtes encore qu'un jeune mousse dans la cuisine des produits de la mer ? Nous vous donnons nos meilleurs conseils et astuces pour apprendre à cuisiner poissons, crustacés, coquillages et céphalopodes. Du choix sur l'étal, à la préparation, en passant par la cuisson et la conservation, vous vous sentirez bientôt comme un poisson dans l'eau en cuisine.

  • Les poissons

    Qu'est-ce que c’est ?

    On appelle poisson, tout animal aquatique ayant un squelette interne et une colonne vertébrale (animal vertébré), des branchies et des nageoires.

    Il y a les poissons osseux, ayant un squelette interne composé d’arêtes (ex. sardines, lieu, dorade etc.) et les poissons cartilagineux, dont le système vertébral n’est pas constitué d’arêtes mais de cartilage.

    C’est le cas des requins, comme la roussette, et des raies.

    Dans le domaine de la diététique et de la poissonnerie, les espèces de poissons sont classées par grandes catégories selon plusieurs critères :

    Morphologie

    • Poissons plats

      Les poissons plats

      Ils sont des poissons aplatis qui vivent cachés sur les fonds marins.

      Ex. sole, turbot, plie, limande etc.

    • Poissons ronds

      Les poissons ronds

      Ce sont des poissons qui présentent des darnes de forme ronde ou ovale.

      Ex. merlu, merlan, lieu jaune, lieu noir, dorade etc.

    Couleur de la chair

    • Poissons blancs

      Les poissons blancs

      sont des poissons vivant sur ou près des fonds marins. Ils se caractérisent souvent par une chair très blanche. Notez que la majorité des poissons blancs font partie des poissons dit maigres.

      Ex : églefin, bar, merlu, merlan, lieu.

    • Poissons bleus

      Les poissons « bleus »

      sont des poissons pélagiques : ils vivent entre la surface et le fond, souvent en banc. Leur chair se caractérise par une couleur unie ou grise.

      Ex : hareng, maquereau, sardine. Notez que la majorité des poissons bleus sont gras.

    Choisir

    Les critères de qualité ne sont pas les mêmes pour tous les types de poissons

    Pour bien choisir un poisson blanc :  sa peau ou robe doit avoir des couleurs vives et brillantes avec une nette différence entre le dos et le ventre. Si la peau possède une décoloration prononcée avec des couleurs uniformes ainsi qu’un mucus épais, il s'agit un poisson de mauvaise qualité.

    Sa chair doit être blanche et ferme .
    Un poisson blanc de moindre qualité aura une chair rosée et molle ainsi que des restes de sang brunâtre. 

    Pour choisir les poissons dit « plats », les critères de bonne qualité sont : des couleurs très vives et brillantes pour la peau, un ventre blanc brillant et un œil bombé noir brillant. Afin de reconnaître un poisson « plat » de mauvaise qualité, il faut y voir une peau terne, décolorée et un aspect sec, un ventre de couleur terne et jaunâtre et enfin, un œil creux et voilé et/ou gonflé.

    Conserver

    Pour conserver au mieux la fraîcheur du poisson, il est préférable de l’acheter en dernier au moment des courses et de le transporter dans un sac isotherme ou une glacière. Vous pouvez tout à fait demander un peu de glace à votre poissonnier pour assurer sa bonne conservation durant le transport.

    Au réfrigérateur : emballez-le dans un film plastique et mettez-le au réfrigérateur (température maximale de 4°C). Le poisson se conserve 1 à 2 jours maximum.

    Au congélateur : n’empilez pas les pièces les unes sur les autres et essayez de mettre le produit bien à plat pour que le froid pénètre plus vite.

    Conservez au minimum à -18°C et ne dépassez pas les 3 mois de conservation.

    Préparer

    Comment préparer un filet de poisson

    La préparation d’un poisson entier avant sa cuisson nécessite un certain nombre d’étapes :

    • Rincez le poisson entier, puis coupez les nageoires.

    • Faites une incision sous le ventre afin de le vider et rincez-le

    • Coupez la tête du poisson en réalisant une incision sous les opercules (une de chaque côté).

    • Incisez le dos, en appuyant la pointe de votre couteau sur l’arête centrale, jusqu’à la queue et séparez les deux filets.

    • Terminez la préparation de vos filets de poisson en enlevant délicatement les arêtes à la pince

    Cuire

    La cuisson fait le poisson ! Le mode et le temps de cuisson sont importants : il ne faut pas le cuire de trop.
    Il existe de nombreuses façons de cuire un poisson. À chacun de trouver celle qui lui convient le mieux !

    Au barbecue

    Cuisson festive par excellence, le barbecue convient mieux aux poissons à chair ferme (thon, dorade, bar…).

    1. On n’écaille pas le poisson pour qu’il conserve tout son moelleux.
    2. On le badigeonne d’un peu d’huile avant de l’assaisonner d’herbes et d’épices.
    3. On veille à adapter la distance entre braises et poisson. Plus il est épais, plus il faut l’éloigner de la source de chaleur pour lui laisser le temps de cuire à l’intérieur. 

    Comptez 1 à 2 minutes par face pour une sardine de taille standard, de 5 à 8 minutes par face pour une daurade royale.

    Au four

    1. Cuisson adéquate pour tous type de poissons et de découpe (entiers, filets, darnes etc.). A privilégier pour les poissons entiers volumineux.
    2. Afin de garder tout le gout et l'onctuosité de la chair, il est préférable de ne pas écailler le poisson et de laisser la tête et la queue.
    3. Pour que la chair ne dessèche pas, prévoyez d’ajouter de l’eau ou du vin blanc, et arrosez régulièrement, notamment s’il s’agit d’un poisson maigre (sole, bar…).
    4. Pour les très grosses pièces, préchauffez votre four à 200°C et pour des plus petites, à 180°C.

    En papillote : cette méthode limite les odeurs et offre une chair plus moelleuse grâce à la cuisson « dans son jus ». Elle convient bien aux petits poissons, filets et pavés.

    À découvert

    Idéale pour faire cuire en même temps une garniture (petits légumes taillés en cube, champignons, pommes de terre).

    1. Incisez votre poisson pour que la peau n’éclate pas et déposez-le dans un plat contenant un jus de cuisson (court bouillon, vin blanc, fumet de poisson…).
    2. Enfournez à 220°C et arrosez régulièrement avec le jus après le 1er quart d’heure de cuisson. Comptez de 15 minutes (pour un petit poisson de 200 g) à 50 minutes (pour une pièce de de 1,5 kg).

    À la poêle

    C’est la cuisson préférée de tous les poissons plats, des filets et des darnes.

    1. Farinez et salez légèrement votre poisson. Faites-le cuire rapidement dans une poêle anti-adhésive bien chaude avec un peu de beurre.
    2. Dès qu’il est bien doré des deux côtés, baissez le feu et laissez cuire jusqu’à ce que la chair devienne légèrement transparente et se détache facilement.
    3. Comptez entre 6 et 8 minutes de cuisson selon l’épaisseur.

    Au micro-ondes

    La cuisson rapide par excellence, parfaite pour les filets de poisson blanc.

    1. Choisissez des morceaux de même taille et même épaisseur pour une cuisson homogène.
    2. Pour que les chairs restent moelleuses, ajoutez quelques gouttes d’eau et couvrez l’assiette d’un film plastique.
    3. Les temps de cuisson varient de 3 à 5 minutes.

    À la vapeur

    Sans matière grasse, la cuisson à la vapeur est très diététique.

    1. Elle s’effectue avec un court-bouillon, du fumet de poisson, ou de l'eau tout simplement.
    2. Les filets et les darnes doivent être très fins (2 à 3 cm maxi) et homogènes.
    3. Posez-les en une seule couche sous des feuilles de salade, dans une caissette en bambou ou une marguerite recouverte, sans que le fond ne touche le liquide en ébullition.
    4. Huilez votre poisson en fin de cuisson pour "fixer" les arômes.
    5. La cuisson est terminée quand les chairs se détachent facilement.

    Au court-bouillon

    Un mode cuisson qui permet de concentrer les saveurs. Il est à réserver aux poissons à chair ferme (merlu, sole, turbot,…).

    1. Réalisez un court-bouillon dans une marmite ou poissonnière de taille adaptée, en faisant frémir pendant 30 minutes 2 litres d’eau associés à du vinaigre de vin blanc ou du vin blanc, une demie carotte, une branche de céleri, un oignon émincé, du sel, du poivre et un bouquet garni.
    2. Pour les darnes, les morceaux, ou les petits poissons, baissez le feu jusqu’à frémissement et plongez-les dans le bouillon quelques minutes.
    3. Attention, la cuisson est très rapide.
    4. Pour les poissons entiers, éteignez le feu et attendez que le bouillon refroidisse.
    5. Une fois qu’il est tiède ou froid, déposez votre poisson et rallumez le feu jusqu’à frémissements, sans faire bouillir.
    6. Comptez 10 minutes par 500g à partir des premiers frémissements.
    7. Si vous souhaitez servir votre poisson froid, laissez-le refroidir dans le court-bouillon.

    Frits

    Ce mode de cuisson est adapté aux petits poissons, aux filets et aux tranches très fines.

    1. Commencez par fariner puis enrober de chapelure vos poissons ou vos morceaux de poissons avant de les déposer dans la friteuse chaude.
    2. Ne videz pas les petits poissons et faites les frire dans l’huile (arachide, tournesol ou maïs) à 180°C pendant 5 minutes.
    3. Les plus grosses pièces seront cuites en 2 fois.
    4. Plongez les poissons d’abord 6 minutes dans une huile à 170°C.
    5. Retirez-les et faites remonter l’huile à température et replongez-les jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.
    6. Retirez-les et égouttez-les avec du papier absorbant. Pour obtenir une consistance de beignet, remplacez la chapelure par de la pâte à frire.

    Plus +

    Teneurs en lipides (graisses) :

    • poisson gras

      Les poissons gras

      sont, d’après l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), les poissons ayant une teneur en graisses (lipides) totales supérieure à 2%.

    • poisson maigre

      Les poissons maigres

      sont les poissons ayant une teneur en lipides totaux inférieurs à 2 % ainsi qu’une teneur faible en oméga 3, de 0.3 gr/100 gr.

      Ex. lieu noir, cabillaud, merlan, sole, raie, merlu, lotte, carrelet, entre autres.

    Il existe deux types de poissons gras en fonction de leur teneur en Oméga-3 (acide gras essentiel polyinsaturé), indispensables au développement et au fonctionnement du système nerveux et qui contribuent à la prévention des maladies cardio-vasculaires (Anses).

    Teneur forte en oméga-3

    équivalente à 3gr / 100gr de poisson.

    Ex. sardine, maquereau, hareng.

    Teneur moyenne en oméga-3

    équivalente à 1.4gr / 100gr de poisson.

    Ex. rouget, anchois, bar, dorade, turbot entre autres.

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