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Marin Pêcheur - Fileyeur

Quand Pierre arrive sur le pont, c’est pas le moment de « filet » !

Moi c’est Pierre, je fais partie d’un équipage de 8 marins pêcheurs avec pour neuvième membre : « Le Castenec », un magnifique bateau de pêche de 23 mètres. Nous sommes tous rattachés au port de Noirmoutier mais quand le Castenec prend le large, cela ne signifie qu’une chose : la pêche à la sole peut commencer !  

Pêcheur

1. C’est l’heure, l’heure des préparatifs ! 

Avant  de partir en mer, il est important de bien se préparer car nous partons pour plusieurs jours, ce n’est donc pas le moment de manquer de matériel, de vivres ou de carburant ! 

Comme la sole est un poisson plat qui aime les fonds sablo-vaseux, le choix du site de pêche se fait donc en fonction de la nature du fond mais aussi, de la météo, qui influence fortement la présence de sole dans certaines zones.

Il est 4h du matin et la marée est pleine : nous mettons le cap vers notre lieu de pêche ! Pour atteindre les 50 à 60 miles qui séparent la côte du site, plusieurs heures de trajet nous attendent.

Fileyeur

2. « Il y a quelqu’un au bout du filet ? »

Une fois sur site, nous nous préparons à jeter les filets et à les laisser agir quelques heures, pendant une partie de la nuit.

De jour, la sole aime s’enfouir sous le sable pour se cacher tandis que de nuit, elle sort chasser mais ne dépassera jamais 1m de hauteur par rapport au fond marin. C’est à ce moment que l'on la pêche !

Nous déroulons alors nos 36 km de filets de manière stratégique, cette manoeuvre peut durer près de deux heures. Après quoi, nous jetons l’ancre et attendons l’heure du virage (levée du filet).

Fileyeur

3. « Vous êtes virés ! »

Après 14 heures du travail, les filets sont enfin prêts à être virés. Nous avons eu le temps de nettoyer le navire et de nous reposer pendant que nous avons laissé agir les filets.

Les filet nous reviennent petit à petit, accrochés par leur extrémité au vire filet automatique qui les remontera et enroulera.

4. Place au tri !

Le poisson est petit à petit démaillé du filet puis trié par espèce, dans des bacs.
Deux autres matelots les pèsent, les nettoient et les éviscèrent.

La pêche à la sole peut engendrer des prises accessoires comme le merlu, le bar, la lotte, le maquereau ou même quelques crustacés. Nous disposons de licences de pêche complémentaires pour vendre ces espèces, "pêches accéssoires", à la criée. Nous respectons évidemment la taille légale de chaque espèce, que nous connaissons tous.

5. « Après ça, vous serez calés »

Une fois le poisson nettoyé et vidé, nous le nettoyons à nouveau pour le conserver en cale réfrigérée. Nous répétons l’opération pendant plusieurs jours avant notre retour au port et le débarquement de notre pêche en criée.

Fileyeur

6. « Cher journal… »

Comme pour chaque opération de pêche, il est essentiel et obligatoire de bien remplir notre "logbook" (carnet de bord électronique) afin de contrôler la bonne gestion des quotas.

Toutes les opérations y sont renseignées : temps de chaque manoeuvre de pêche, position, kilométrage de filets travaillé, la taille du plus petit maillage du filet, la profondeur à laquelle nous avons pêché, des espèces etc…

Nous pouvons aussi informer notre date de retour à port. Cela tombe bien, le nôtre est pour demain !

Filets

7. Prêt à repartir

À quai, nous débarquons notre pêche qui va être contrôlée, triée, mise en lot, pesée, étiquetée, mise en glace puis vendues en criée, le lendemain à 6h du matin.

Avant de rentrer à la maison, nous rangeons le matériel et de nettoyons le pont de notre fidèle bateau.

Nous pensons déjà à notre prochaine virée en mer !

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Seiches à la plancha - © Studio Guy Renaux
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