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Marin pêcheur - Ligneur

Mataff, un pêcheur passionné sur toute la ligne !

Je m’appelle Mataff, je suis pêcheur artisan à bord du Dartagnan, un palangrier de 16 mètres de long attaché au port de Sète.

Je suis très souvent en mer, au large de la Méditerranée Occidentale, où je pratique la pêche aux métiers de ligne. Aujourd'hui je pars pêcher le thon rouge à la palangre.

En France, la pêche au thon rouge est gérée par des quotas et des contrôles très stricts, que mon équipage et moi nous efforçons de respecter quotidiennement.

1. Tout est prêt ?

La première chose à faire avant de partir en mer est de consulter la météo pour assurer de bonnes conditions. Une bonne préparation du matériel en amont est également indispensable.

Nous vérifions donc : les palangres, les appâts, les hameçons, les bacs isothermes et la glace. Rien ne peut être négligé !

2. Plein gaz 

Il est 5 heures du matin, nous prenons le large.

Comme le thon rouge est un poisson pélagique qui vit en banc et qui aime la surface de l'eau, nous nous équipons de nos jumelles et de nos sondeurs, en plus de nos années d'expérience, pour les repérer au plus vite !

3. Ça serait pas ton thon ?

Nous avons repéré les thons ! afin de les approcher, nous réduisons la vitesse du navire et mettons à l’eau les palangres munies d’hameçons qui sont eux-mêmes garnis d’appâts (le plus couramment de sardines), que nous avons préparés pendant le trajet.

Selon la force du courant, nous pêchons en dérive ou bien ancré.

4. Appât de loup de mer

Nous attendons que les sardines fassent effet sur le thon, mais pour favoriser nos chances, nous comptons l’appâter à l’aide de « broumé ». C’est un mélange de sardine et de jus de poisson dont les thons raffolent !

Tiens, on dirait que ça mord !

Nous n’avons pas une minute à perdre, le challenge commence, c'est le combat de forces.

Nous remontons la ligne le plus vite possible pour s’assurer un poisson de qualité.

5. C’est l’heure du bain 

Une fois le thon à bord, nous le nettoyons et le plaçons dans une cuve d’eau de mer réfrigérée. Un mélange de glace et d’eau de mer assurera la conservation de la chair du thon a 1°C.

Après chaque action de pêche, le bateau est constamment nettoyé et rangé.

6. Compte sur moi pour les compter ! 

La pêche est terminée, nous sommes prêts à rentrer au port et débarquer notre pêche !

Cependant, avant cela, nous devons compter toute notre prise et informer le Centre National de Surveillance des Pêches (CSP) du nombre de thons pêchés, de leur poids et de notre heure d’arrivée. Ces informations doivent être transmises et validées au moins 4h avant notre arrivée. 

Nous ne pouvons pas débarquer n’importe où : le port doit être inscrit dans une liste ministérielle d'autorisation de débarquement de thon rouge et nous devons aussi respecter des horaires précis, dédiés à la prise en charge des débarquements de thon rouge.

Pendant notre trajet de retour, nous en profitons pour nettoyer le matériel ainsi que le pont, et ranger le bateau.

7. Nous sommes tous au quai

Une fois à quai, chaque poisson est bagué, (bague numérotée unique, fournie par les services de l’Etat) pesé et mesuré afin de s’assurer du respect des poids et tailles minimums. L’ensemble de ces infos sont inscrites sur le logbook (papier ou électronique).

Poissons

8. Notre marque de fabrique

Adhérent à la démarche collective « Thon Rouge de ligne, pêche artisanale », j’identifie mes poissons à l’aide d’un Pin’s, que je pose près de l’opercule et qui assure au consommateur que je respecte un cahier des charges éco-responsable. Avant de pouvoir débarquer les poissons, nous devons attendre la visite des services de contrôle des pêches.

9. L’info en continu

C’est le moment pour moi de commercialiser mon poisson, soit en halle de marée soit via un mareyeur habilité. Mais avant cela et pour chaque poisson, je dois réaliser un document de capture électronique spécifique au thon rouge, qui précise toutes les informations de ma pêche (nom du navire, date, zone de pêche, nombre de chaque poisson, poids, numéro de bague, acheteur…).

Ces informations sont transmises à l’Organisation de Producteurs qui suivront mes captures en temps réel et m’informeront par SMS du taux de consommation de mes quotas.

Du côté de l'Atlantique

En Atlantique aussi, le thon rouge est pêché à l’aide d’hameçons.

C’est à Saint-Jean-de-Luz qu’on y trouve les derniers pêcheurs canneurs à l’appât vivant.

Ces pêcheurs, bolincheurs (navire de pêche ayant comme espèces cibles les poissons bleus) en hiver et printemps, pêchent le thon rouge à la canne en été.

Avant de prendre le large, ils pêchent du petit poisson, du chinchard, qui sera maintenu vivant dans des viviers dans la cale du navire. Une fois sur le site de pêche au thon, les chinchards sont lancés à l’eau contre la coque du navire pour attirer le thon. Les marins lancent alors leur ligne et le combat de force peut commencer. Il faut faire preuve d’agilité et d’un bon coup de main avant de pouvoir remonter un thon rouge qui n’a pas été fatigué au préalable, en bout de ligne ! Le thon rouge de ligne de Saint-Jean-de-Luz se conserve, est débarqué et commercialisé essentiellement à la criée de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure.

En Atlantique aussi, le thon rouge est pêché à l’aide d’hameçons. C’est à Saint-Jean-de-Luz qu’on y trouve les derniers pêcheurs canneurs à l’appât vivant. Ces pêcheurs, bolincheurs (navire de pêche ayant comme espèces cibles les poissons bleus) en hiver et printemps, pêchent le thon rouge à la canne en été.

Leur journée de pêche commence par la pêche de petits poissons comme le chinchard, qu’ils maintiennent vivants dans des viviers dans la cale du navire.

Une fois les bancs repérés, ils s’en servent pour attirer les thons en surface et les rapprocher de la coque du navire. Chaque marin se positionne, canne bien en main, prêt à faire preuve d’agilité pour le combat de force qui l’attend. Le thon rouge de Saint-Jean-de-Luz une fois remonté, sera conservé, puis débarqué et commercialisé en criée. Il est reconnaissable par son Pin’s réglementaire.

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Seiches à la plancha - © Studio Guy Renaux
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